La Multiplicité des Groupes Armés Facteurs des Violations des Droits des Femmes au Nord-Kivu

Mme Justine MASIKA BIHAMBA, plaide pour que les membres du conseil de sécurité des nations unies « fassent pression sur le gouvernement congolais pour qu’il mette en place une politique favorisant la participation effective de la femme dans les instances de prise des décisions y compris appuyer les femmes candidates pour les élections », telle était sa déclaration lors de la réunion du conseil de sécurité des nations unies tenue le 26 Juillet 2018 à New York.

Au cours de cette réunion, Mme Justine Présidente du Conseil d’Administration de la Synergie des Femmes pour les Victimes de Violences Sexuelle (SFVS) avait expliqué brièvement devant les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la situation sociopolitique que traverse la RDC suite à la prolongation du mandat de Joseph KABILA au pouvoir en tant que Président de la République.

Cette situation est à la base de la recrudescence de l’insécurité dans le pays en général et au Nord-Kivu en particulier, occasionnant ainsi des cycles de guerres qui ont pour conséquences ; le déplacement massif de la population, les tueries et massacres, une forte croissance du taux des viols et violences sexuelles à l’égard des femmes.

En sa qualité des Femmes défenseurs des droits humains en général et ceux de la femme en particulier, Mme Justine MASIKA avait aussi parlé des conséquences engendrées par la décision des nations unies sur la fermeture de certaines bases de la MONUSCO dans certains milieux, exposant ainsi la population civile aux massacres et autres violations graves des droits humains. Le plus souvent les interventions arrivent après que les forfaits soient commis sans que   le bureau de la commission doits de l’homme ne documenté les cas des violations suite a la limitation de leurs moyens financiers. Ils ne font la documentation qu’au téléphone dans un premier temps.

En ce qui concerne le processus électoral en cours Mme Justine MASIKA avait aussi mentionné la répression des marches pacifiques organisées par la CLC, le non-respect de l’accord de la Saint Sylvestre, les arrestations arbitraires des plusieurs défenseurs des droits humains, les acteurs politiques de l’opposition et ceux de la société civile ainsi que les assassinats cibles orchestrés par le pouvoir en place.

Pour ces élections à venir la participation des femmes comme candidates a été plus difficile à cause des nouveautés qui sont dans la loi électorale, particulièrement les points sur la caution qui est plus élevée (100$) et dont la femme ne peut s’offrir facilement, car faisant partie de la couche pauvre de la population avec moins de 1.3 $ par jour, mais aussi le critère du seuil électoral fixé a 1% pour être éligible.

Pour terminer son allocution Mme Justine MASIKA, PCA de la SFVS avait adresser quelques recommandations dont voici :

  • Au gouvernement congolais d’assurer la liberté d’expression et de manifester pacifiquement ;
  • Que la MONUSCO restore ces bases dans les zones sensibles pour sécuriser la population civile et que le BCDH soit dotée des moyens suffisants pour bien documenter tous les cas des violations,
  • Que le conseil de sécurité des Nations Unies puisse appuyer les ONGs de la société civiles qui œuvrent pour la défense et la promotion des droits de la femmes afin de les former en leadership pour les préparer aux postes de décision.

 

Hortense KYAKIMWA

 

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