Forum Régional

Les femmes de la RDC, RWANDA, BURUNDI et OUGANDA cherchent encore la survie, l’assurance du minimum vital, la dignité, la protection contre la peur et la violence ; bref elles veulent vivre et jouirent pleinement de leurs droits humains et de leur citoyenneté. Elles voudraient contribuer au développement de leur pays et jouir librement de tout ce que les parties offrent à leurs enfants. C’est l’un des objectifs majeurs de la décennie des femmes africaines (2010-2020) 

L’Agenda 2063 qui présente la vision de L’Union Africaine « de bâtir une Afrique intègre, prospère en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale » ; ne se réalisera que si les différents pays membres se stabilisent et changent des perspectives afin d’assoir la paix, la sécurité et de s’engager collectivement et individuellement sur le chemin de développement durable, inclusif et participatif.

Les aspirations et les objectifs stratégiques de l’Agenda soulignent l’importance d’une Afrique en Paix et en Sécurité qui prends en compte les contributions des femmes et des jeunes dans l’actualisation et l’appropriation du concept « L’Afrique que nous voulons ».

Il est donc opportun que les femmes de la RD Congo, du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi se retrouve pour débattre de leurs aspirations, échanger les expériences, s’encourager mutuellement et prendre ensemble la résolution de s’impliquer davantage dans la recherche de la paix, la sécurité et le développement dans leur nation. Il est incontestable que leurs forces résident dans l’unité et la concertation.

La Résolution 1325 du CSNU, prône la participation effective des femmes dans la Prevention, la gestion et la résolution des conflits ainsi que dans la reconstruction. Elle appelle les Etats membres de faire en sorte que les femmes participent pleinement sur un pied d’égalité avec les hommes à tous les efforts visant à maintenir la paix et à favoriser la paix et la sécurité.

En autre, elle invite instamment tous les acteurs à accroitre la participation des femmes et à prendre en compte la parité dans tous les domaines de consolidation de la paix.

La résolution 1325 est totalement d’évoluée aux corrélations qui existent entre les conflits armés, la restauration de la paix et le problématique du genre.

Elle s’articule autour de la CEDEF, de la plateforme pour l’action de Beijing, la déclaration de Windhoek et le plan d’action de Namibie sur l’intégration de la perspective du genre dans les opérations multinationales des soutiens à la paix adoptées en 2000 à Windhoek.

Elle constitue le premier cadre international juridique et politique qui admet l’impact disproportionné des conflits armés sur les femmes ainsi que le rôle primaire de ces dernières dans la construction de la paix. Les 18 articles de la résolution représentent une opportunité manifeste pour les femmes en termes de participation à la structuration de la paix, mais également de la participation à l’architecture post conflit dans la mesure où elle est appelée :

  • La participation des femmes à tous les échelons ; y compris dans : les institutions régionales et internationales sur les mécanismes destinés à la prévention, a la gestion et a la résolution des conflits, les négociations de paix, les opérations de paix en tant que militaire, agents de police ou civils.
  • La protection des femmes et jeunes filles contre les actes des violences fondées sur le genre, y compris en temps de guerre et dans la situation post conflit, dans la situation d’urgence et dans les situations humanitaires, telles que dans les camps des réfugiés, la tolérance zéro à l’impunité pour les crimes des guerres contre les femmes, y compris les actes des violences fondées sur le genre et afin à travers l’élaboration et la dispensation sur place avant le déploiement de personnel des opérations de maintien de la paix, d’une formation sur les droits des femmes et des jeunes filles ainsi que les mesures efficaces de protection.

Selon le secrétaire général BANK KI MOON : « Les femmes doivent être impliquées à chaque étape des efforts déployés pour rétablir l’Etat des droits et reconstruire les sociétés par le biais de la justice traditionnelle. Leurs besoins en matière de sécurité et de justice doivent être pris en considération, leur voix entendue et leurs droits protégés ».

Force a été que les femmes dans les situations des conflits et poste conflits continuent d’être vues comme des victimes et non comme des actrices incontournables dans la construction de la paix et de la croissance virale. La marginalisation continue des femmes a des conséquences néfastes sur le développement et la relance de la vie socio-économique des pays après les conflits. La restauration de la paix et la sécurité et la réconciliation véritable restent une utopie si tous les acteurs dont les femmes et les jeunes en particuliers ne sont pas associés.

Le rôle catalyseur que peuvent jouer les femmes et leur leadership dans la résolution des conflits sont d’une importance capitale pour que les efforts de réconciliation et de consolidation de la paix produisent des résultats tangibles pour les populations ; les communautés et les familles.

Les femmes constituent en effet un immense capital que beaucoup des pays africains n’ont pas encore pleinement exploites au détriment des nations et des continents dans son ensemble. Tous les acteurs doivent se rendre à l’évidence et comprendre que nul ne peut prétendre à la réalisation des objectifs de paix, développement et des prospérités des pays sans associer une frange de plus de 50% de la population que représente les femmes et les jeunes.

La question fondamental sur laquelle tous les acteurs(gouvernement ,société civile, partenaires régionaux ,internationaux et plus particulièrement les femmes) sont appelés à se pencher et de savoir comment définir et opérer ensemble et de manière cohérente, le changement nécessaire pour consolider l’action des femmes pour qu’elles participent pleinement à l’instauration de la sécurité et de la paix durable dans leurs pays, au développement et a l’amélioration des conditions des vies des populations. C’est une question cruciale qui doit faire partie intégrante de tous les efforts de règlement définitifs des crises que traversent particulièrement vises. Si les femmes et les jeunes ne participent pas à la détermination de l’avenir de leur pays, alors le peuple subira encore un avenir qui n’intègre ni ses besoins ni ses aspirations.

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